Vidéo: Le VIA 25 traverse Mont-St-Hilaire

14 février 2010

Le train 25 de Via Rail traverse Mont-St-Hilaire à pleine allure et par un temps sombre et couvert. Le regard très inquiet de quelqu’un possiblement à la recherche d’un valentin (en cette journée du 14 février) surveillait le convoi et l’auteur qui se trouvait sur le bord de la route.

A remarquer, malgré sa peinture relativement assez usée et sa reconstruction prévue bientôt, la 6407 a dejà reçu sa mise à jour du troisième phare. Sur la photo ci-dessous, on distingue bien la différence entre les deux types d’ampoules.

VIA 6407 - Train 25

AMT 274 273 et 243
Quelques heures de repos pour ces trois vieilles guerrières.

Électricité et chemins de fer: synergie?

10 février 2010

Des projets d’utilisation de nouvelles sources d’énergie et d’électrification de lignes ferroviaires sont présentement à l’étude un peu partout en Amérique du Nord.

L’un des grands chemins de fer et transporteur de produits énergétiques (charbon, pétrole, éthanol, biomasse, etc…), BNSF Railway, est devenu dernièrement une filliale du groupe de Warren Buffett, Berkshire Hathaway. Ce dernier possède dejà des compagnies d’électricité aux États-Unis, dont MidAmerican Energy en Illinois, Iowa et Dakota du Sud.

Les corridors ferroviaires offrent dejà des servitudes pour le passage de lignes de télécommunications et de pipelines. Avec la difficulté et l’opposition grandissantes pour obtenir les autorisations nécessaires pour construire des nouvelles lignes, est-ce que les emprises ferrovaires pourraient servir bientôt à transporter l’électricité produite à distance des centres de consommation et que l’industrie du rail puisse profiter de la proximité de ces lignes énergétiques pour électrifier certains de ses corridors, surtout si la compagnie d’électricité et le chemin de fer ont un propriétaire commun?

Également, est-il possible que les compagnies ferroviaires puissent participer en partie à la génération d’électricité, lorsque leurs locomotives produisent des surplus (qui souvent, sont simplement perdus en les évacuant sous forme de chaleur)? Leurs grandes propriétés, parfois situées le long de la berge venteuse des rivières, pourraient servir un jour à accueillir des éoliennes pour le compte de leurs compagnies-soeurs?

locomotive électrique
Même si des locomotives du CN ont dejà produit temporairement de l’électricité pour dépanner la population lors de la crise du verglas, la ligne Montréal–Deux-Montagnes de l’AMT est le seul corridor d’importance électrifié au Québec. Comme ailleurs, l’AMT songe à étendre cette technologie à l’ensemble de son réseau.

Beaucoup de tensions à la TTC

10 février 2010

L’atmosphère est lourd à la Toronto Transit Commission (TTC) où on vient d’engager des consultants privés pour redorer l’image de l’organisme.

La service à la clientèle offert par les employés de la TTC et le comportement de ces derniers sont très critiqués par les clients. Plus de 31 000 plaintes ont été reçus pour les onze premiers mois de l’année 2009, soit une hausse de 15% par rapport à l’année précédente.

A l’aube de la St-Valentin pour Adam Giambrone

De son côté, son jeune président et conseiller municipal âgé de 32 ans, Adam Giambrone, est accusé d’avoir une affaire extra-conjugale avec une étudiante de 19 ans, Kristen Lucas, au moment même où il se lance dans la course à la mairie de Toronto.

L’affaire arrive également au moment où la TTC se fait reprocher d’avoir procéder à une hausse de tarifs très impopulaire. Selon le Toronto Star, Adam Giambrone aurait confié des informations confidentielles à sa supposée maitresse.

Outre les photos prise ensemble lors d’un événement public, la femme de 19 ans dit avoir reçu des textos, courriels et messages sur Facebook de la part du président de la TTC. De l’autre côté, l’entourage d’Adam Giambrone cite que Kristen Lucas aurait menacé de tout dire à la conjointe de longue date de son amant et d’autres propos pouvant être sujet à de l’ingérance politique.

Adam Giambrone admet avoir eu une « relation inappropriée»  avec Kristen Lucas.

Du côté des syndiqués

Du côté des syndiqués, des frictions sont également présentes après que les photos d’au moins deux changeurs du métro dormant au travail et le vidéo d’une chauffeur prennant une pause informelle jugeant que son syndicat le protègerait contre de possibles sanctions ont été publiés en ligne.

La direction a suspendu les employés fautifs et a envoyée un email à tout ses employés, mais le syndicat blâme les usagers qui photographient et filment les employés, tout comme les médias qui les ont publiés par la suite.

Il y a un même un groupe Facebook où les syndiqués frustrés répliquent avec des photos de clients en défaut, tel avec les pieds sur un siège ou qui font du vandalisme.

MMA officialise ses intentions d’abandon

8 février 2010

Le MMA a officialisé vendredi ses intentions d’abandonner 241 miles de voie dans le Nord du Maine comme on avait mentionné plus tôt en août dernier.

Le chemin de fer a transmis sa demande au Surface Transportation Board pour annoncer qu’il veut arrêter d’opérer cette voie déficitaire reliant principalement Madawaska à Millinocket et ses embranchements secondaires. La partie concernée represente le quart du réseau opéré par MMA.

Selon la direction du chemin de fer, d’autres possibilités que l’abandon sont encore possibles, dont l’idée que l’état achète la ligne pour la relouer à rabais à MMA.

Québec-Gatineau salue les pêcheurs de poulamons

8 février 2010

Deux vidéos d’un train du chemin de fer Québec-Gatineau mené samedi par les locomotives QGRY 3801 (GP38-3M), QGRY 801 (» dummy» ) et LLPX 2304 (GP38-2).


Dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, le train en direction de Québec vient de prendre son élan après un arrêt.


A Ste-Anne-de-la-Pérade, le même convoi traverse quelques minutes plus tard le pont au-dessus des cabanes des pêcheurs de petits poissons des chenaux installées sur la glace de la rivière Ste-Anne. Certes, « l’engineer»  klaxonne pour la traversée du pont, mais salue aussi généreusement de la main les amateurs de pêche.

NBEC 1856

Par ailleurs, la NBEC 1856 a été aperçue samedi à bord du train 401 entre Québec et Montréal avec les locomotives 2552, 4619 et 2550. Elle a quittée Mont-Joli où elle était entreposée pour la destination des ateliers Woodcrest à Chicago où elle sera vendue à l’encan (fort possiblement à un ferrailleur comme la majorité de ses anciennes collègues du NBEC, CFMG et OCRR).

Selon les rumeurs, le CN aurait aussi choisi de remplacer la 1845 assignée aux ateliers de Campbellton (Nouveau-Brunswick) par un trackmobile et la RS-18 devrait suivre les traces de la 1856 sous peu. La 1845 est la dernière MLW actuellement en service dans l’inventaire du CN.

Mise à jour – 25 février 2010: Il a été rapporté que les RS18 1835 et 1856 se trouvent toujours dans le secteur du triage Taschereau à Montréal. Elles n’ont pas été envoyées aux ateliers Woodcrest de Chicago comme le CN fait maintenant avec la majorité des locomotives qu’il retire et prépare pour être vendues à l’encan. Ainsi, il n’est pas encore clair quel avenir est reservé à ces RS18.

Stella-Jones achète Tangent Rail Corp.

7 février 2010

Le gouvernement américain a donné son autorisation à l’acquisition de Tangent Rail Corporation par l’entreprise québécoise Stella-Jones. Cette dernière a appris cette semaine que Washington a terminé plus tôt la période d’attente relative à sa loi anti-trust dans cette transaction annoncé en décembre dernier. L’achat de Tangent va permettre à Stella-Jones d’augmenter sa présente dans le domaine de la fabrication de traverses de chemin de fer en bois traité au créosote.

Le train de l’Est n’a toujours pas la voie

2 février 2010

L’AMT a l’habitude des retards. Son nouveau train de l’Est entre Montréal et Mascouche ne commencera probablement pas à rouler avant 2012, selon le journal La Presse. Outre le retard de la construction qui ne débuterait plus au mieux qu’à l’automne 2010, des dépassements de coûts sont dejà annoncés en raison de changements majeurs au projet.

Train Mascouche - Montréal
Une affiche qui aurait besoin de « liquid paper» …

Quelques nouvelles du CN et d’ailleurs

27 janvier 2010

Les nouvelles SD70M-2 de la dernière commande du CN ont commencées à circuler au Québec. La 8876 était assignée avec la 8009 au train 309 ce matin.

Vendredi dernier, le train 401 circulant entre Québec et Montréal a éprouvé plusieurs problèmes durant son trajet. Le convoi est tombé en freinage d’urgence par au moins trois reprises dans le région du Centre-du-Québec, dont une fois paralysant le centre-ville de Drummondville. Il semble qu’un boyau de frein défectueux sur un wagon serait la raison de ces multiples arrêts imprevus.

Également, les SD40-2 307, 302, 301 et 309 de QNSL ont finalement quittées le Québec lundi. Elles ont été reportées présentes dans le convoi du train CN 309 derrière les CN 2715, 8009 et 2451. Mise à jour – 4 fév. 2010: Elles ont été expédiées de Mont Joli à Hamilton par The Andersons Inc. à une compagnie nommée Railcare Inc.. Selon le site de cette dernière, elle effectue des réparations et des mises à la ferraille (» scrapping» ).

Au moins trois « class units»  du CN, 7000, 8000 et 8800, ont aussi été signalées comme ayant circulées sur la subdivision Drummond dans les derniers jours.

En sens contraire, jeudi dernier, ce sont huit locomotives neuves fabriquées par EMD à London qui ont pris le chemin du port d’Halifax pour être livrées outremer chez Euro Cargo Rail. Le train mené par la 2529 portait le numéro 316.


Vidéo: Le train 121 du CN (2256, 2436, 2529 & DPU 8800) traverse Drummondville vendredi soir.

Spectre radio: quelle place aura-t-il pour les chemins de fer?

18 janvier 2010

Quelle place les chemins de fer auront-t-il dans le futur de l’utilisation du spectre radio? A l’instar des sons et de la lumière (couleurs), les ondes radio sont limitées à la capacité utilisable du spectre des ondes.

Ainsi, sans tomber dans les détails trop techniques, les transmissions par radio se font entre un émetteur et un récepteur principalement grâce à signal électrique ayant un mode de modulation (émission d’un signal), tel le morse, l’AM (modification de l’amplitude des ondes), le FM (modification de la fréquence des ondes) et les différents types de modulation numérique (ex: radios amateurs en PSK31). Peu importe le choix du mode, ces émissions sont toutes limitées à des longueurs d’ondes précises.

Actuellement, les chemins de fer utilisent principalement une série de canaux situées aux environs de 160 et 161 mHz pour leurs communications.

A titre de référence, la radio commerciale se situe entre 0.5 et 1.7 mHz pour la bande dite AM et 88 et 108 mHz pour la bande dite FM.

Le milieu ferroviaire utilise aussi deux fréquences (sauf exceptions), 452.9375 et 457.9375 mHz, pour communiquer les données entre la locomotive de tête et l’appareil de télémétrie (surnommé FRED ou EOT) qui a remplacé les wagons de queue.

Un autre usage, celui-ci moins connu, est l’ATCS où à certains endroits les données électroniques des signaux le long des voies sont échangées par ondes radio. Ainsi, à l’aide d’un programme informatique, il est possible de capter ces codes pour développer et avoir accès en direct à un tableau de la circulation ferroviaire identique à ceux du répartiteur (CCF).

De cette façon, un contremaitre dans sa camionnette peut voir la circulation sur son ordinateur portable, puis communiquer électroniquement avec le répartiteur pour demander et annuler ses permis d’occuper la voie (POV). Cette méthode permet aussi la réduction des communications verbales et réduit ainsi les malentendus, les délais d’attente et la possibilité d’erreurs humaines. De plus, notons qu’il y a un mouvement qui prend de l’empleur pour éliminer les communications verbales pour que tout se fasse par ordinateur. Les fréquences ATCS se retrouvent près des envirions des fréquences de téléphone sans fil et cellulaires, soit les 900 mHz.

Comme les communications sans fil sont de plus en plus populaires, les autorités gouvernementales qui gèrent le spectre radio (ex: FFC aux États-Unis ou Industrie Canada) demandent que les utilisateurs fassent usage le plus efficacement possible de leurs fréquences assignées.

Ainsi, l’industrie des chemins de fer étudie la possibilité de restructurer ses fréquences avec des bandes plus étroites (moins d’espaces entre les canaux) et d’introduire l’utilisation de systèmes numériques de type « trunking»  (un pool de fréquences partagées où les communications sont programmées pour changer de fréquences plusieurs fois par seconde pour offrir plus d’espace sur les canaux).

Outre l’augmentation de la capacité, l’optimisation des réseaux et de leurs infrastructures, le grand souci de la sécurité nationale, surtout aux États-Unis, font reflechir certains quant à la possibilité de rendre ces communications encryptées et par conséquant, d’éliminer leur « auditoire non-officiel» .

Ce sont des options sérieusement étudiées, mais celà demande beaucoup de préparation pour remplacer près de 250 000 radios actuellement en service.

Outre l’utilisation accrue de la technologie GPS qui va maintenant plus loin que localiser un wagon ou surveiller la température à l’intérieur, certains opérateurs de citernes exploitent ce système à des fins de surveillance (» geofencing» ) où des photos en direct peuvent être mêmes transmises à un centre de surveillance sans que l’intrus s’en apperçoive.

Toutefois, le grand aspect qui est en train de révolutionner l’industrie est la loi américaine obligeant en 2015 que le contrôle positif des trains (PTC) soit présent partout où les trains de produits dangeureux et passagers circulent. En gros, il s’agit d’indiquer la présence positive où les trains sont sur une voie et non, la présence de disponibilité de la voie (cantons) entre ceux-ci.

Pour se faire, l’industrie a acheté la bande de fréquences des 220 mHz pour équiper les locomotives de la technologie permettant leur repérage. Actuellement, les principaux problèmes sont les coûts rattachés à l’implantation de la technologie et le développement d’un standard commun aux différents fabriquants d’appareils pour qu’ils soient tous conformes et compatibles partout entre toutes les locomotives d’une même entreprise autant qu’avec celles des autres quand elles se promènent ailleurs (» foreign power» , locations, Amtrak/Via Rail qui sautent d’une ligne à une autre durant un même voyage, etc…).

Avec un usage supplémentaire des technologies sans fil et de bases de données centralisées, il a même été analysé qu’il serait possible de développer une meilleure communication qui améliorerait la maintenance basée sur les performances des locomotives et une utlisation accrue des unités étrangères en tête de convois.

Le président d’Amtrak veut renouveller sa flotte

18 janvier 2010

Le président d’Amtrak, Joe Boardman, exprime « [qu'] il est temps de retirer notre flotte« . Depuis des années, le budget d’Amtrak est victime d’années de vaches maigres et les dépenses nécessaires sont toujours reportées. La presque totalité des 1400 locomotives et voitures de la société d’état auraient besoin d’être remplacées.

A l’aube d’une nouvelle ère où les trajets à grande vitesse sont en vague, un grand plan d’oeuvre sera publié le mois prochain par Amtrak. Celui-ci sera présenté au congrès américain lors d’une demande budgétaire devant Washington.

Les besoins criants en matériel roulant d’Amtrak sont connus depuis de longues années, mais ce sera la première fois en presque une décennie que des acquisitions seront annoncées. Il y a quelques mois, les efforts économiques de l’administration Obama pour combattre la récession avaient permis à Amtrak de pouvoir payer des réparations sur du matériel défectueux qui attendait depuis des mois aux différents centres de maintenance et ainsi donner un peu de souffle à la flotte active qui est dejà utilisée à son maximum.

De leur côté, il est connu depuis des lunes que les différents fabriquants se préparent depuis longtemps pour avoir une part des gros contrats en préparation. Selon diverses sources concernées, les chances de Bombardier de décrocher un contrat ne seraient pas parmi les plus élévés. Diverses explications sont soumises, mais seule le futur permettera de confirme la réalité.

La faillite d’un fournisseur de Bombardier retarde le contrat de la TTC

La faillite du fabriquant de La Prairie et fournisseur de Bombardier, Curtis Doors (ex-SMC Transit International), retarde la livraison du contrat des nouveaux « streetcars»  destinés à la TTC à Toronto. Les tests du prototype des nouveaux tramways serait vraissemblement retardés de deux à trois mois. La TTC presse Bombardier de livrer son contrat le plus rapidement possible, mais ce dernier reconnait avoir des problèmes et des retards de la part de ses fournisseurs.

Le conseil municipal d’Ottawa donne son approbation

Dans un vote de 19 à 4, le conseil municipal d’Ottawa donne son approbation au plan de plus de 2 milliards $ pour la construction de sa deuxième ligne de train léger (LRT). Ainsi, le projet peut continuer vers l’étape des études d’impact sur l’environnement.

Toutefois, ce projet ne semble pas arrêter certains élus de la Capitale fédérale. Le maire d’Ottawa, Larry O’Brien, espère faire déménager le terminus de Voyageur / Greyhound situé sur la rue Catherine (près de la rue Bank et du Queensway) vers la gare de Via Rail sur le chemin du Tremblay (près du chemin Belfast et du Queensway) dans l’Est de la ville. Il espère créer un gare intermodale où autobus locaux et interurbains, trains passagers et O-Train pourraient tous se croiser au même endroit.

Il ajoute qu’il négocie également avec le gouvernement fédéral cède son centre de conférence de la rue Rideau. L’édifice patrimonial est l’ancienne gare Union. Le maire O’Brien aimerait la relier au tunnel du LRT prévu pour être creusé sous le centre-ville.